Haut de page
MARE NOSTRUM
Liens partenaires
  • Aucun lien actuellement
Rubriques
Derniers commentaires
  • Aucun commentaire
Campagne membre
Articles/applications de la page Journal intime
 Voir le contenu du mois de :
 

Je vais à Naples avec Dorothée dans 20 jours (j'espère recevoir ma carte d'identité à temps...) J'aime l'Italie, ma terre paternelle. Je me sens toujours bien dans ce pays. J'espère qu'il en ira de même en Italie du Sud que je ne connais pas. Mais même à Rome je me sentais bien et éprouvais ce pincement à l'âme dont j'ai parlé ailleurs. Une sorte de joie indicible. Qu'elle demeure !

Ce blog entame une nouvelle période sans GB à qui je viens de signifier son congé. J'espère que cette fois est la bonne. C'est d'ailleurs quand je ferme quelque chose avec lui, que d'autres choses s'ouvrent. Je ne me suis pas sentie le courage d'aller à Latinité seule, seule, seule....

E viva Italia !

 

 

Tags associés : Napoli

J'kaz !
0
Vendredi 20 Juin 2008Poster un commentaire

Sortie dignement par la porte, j'entre par la fenêtre - si vous l'avez laissée ouverte (par ce temps!)...

Mon psychanalyste m'a dit que l'on pouvait aimer, sans être payé en retour. Je le peux. Et puis aujourd'hui j'avais un autre rendez-vous avec lui et je me suis dit sur le chemin du retour, que je pouvais, non pas me contenter, mais être contente, comme je le suis toujours, de vos petits mots en retour (j'espère que vous n'êtes pas définitivement faché ou lassé, et que vous m'en enverrez encore). On dirait que je ferais dans le minimalisme, mais il y a quelque chose de triste dans ma vie, quand vous n'y êtes plus.
Je me suis dit que je vous écrirai quand ça me viendra, sans harcèlement. Et puisque plutôt que le père-noël, vous me semblez être le lapin d'Alice, toujours la montre à gousset à la main et ne pas perdre son temps précieux, je suis contente de me découvrir en vous écrivant et d'avoir , un peu, de vos nouvelles. Il me semble que c'est en le suivant qu'elle tombe dans l'"autre monde" et elle le croise de temps en temps, sans jamais il me semble avoir de véritables réponses de lui.
C'était le livre préféré d'Yves Lecerf, mon directeur de DESS d'ethno, aussi pour la logique qui s'y trouve et que je suis bien incapable d'entendre. Il aimait les livres d'enfants, Barbara Cartland (sic) et autrement Kierkegaard, et d'autres tout de même.

Il n'y avait aucune belle image de la nasa à vous envoyer et ce n'était plus mon intention, ma !
Votre thème de l'année sera marqué par les arts et l'amour, en raison d'une belle conjonction soleil-vénus (et peut être recevrez vous quelqu'autres titres honorifiques. Mais vous n'en demandez pas tant en raison de la modestie de votre nouvel anscendant Vierge. Besoin de solitude et sens des responsabilités marquerons cette année aussi. Quelques tourments, mais je crois comprendre que vous l'êtes souvent, tourmenté. Mais vous serez très sensible au devenir de l'humanité, du monde, mais de manière plus positive qu'habituellement. Des bêtises, comme on dit dans la Mouette.

J'ai reconfiguré entièrement mon ordinateur, avec l'aide téléphonique façon hotline de mon frère préféré, de Metz. Enfin non, avec lui nous avons essayé d'échapper au virus, ou je ne sais quoi qui ne me permettait plus d'avoir accès à toutes les parties de mon ordinateur. J'adore bricoler en informatique. J'ai perdu des choses mais pas mes textes essentiels. La dernière chose que j'ai réussi à refaire marcher, c'est la musique et pour moi, avec la grosse machine à écrire qu'il représente surtout, c'est ce qui compte le plus.

Si vous êtes faché dites le moi je vous prie, afin que je sois moins ridicule... ne tue pas! (le ridicule). Vous comptez.

 

Tags associés : fenetre

J'kaz !
0
Mercredi 25 Juin 2008Poster un commentaire

Ce midi, je suis allée voir ma psychiatre (ma plus fidèle lectrice entre autre et qui - je n'exagère en rien - m'a dit qu'elle me gardait comme amie quand elle prendrait sa retraite ; j'ai fait son thème astral celui de son mari et de ses enfants (ça fait un choc malgré tout de faire le thème de sa psychiatre, parce que mon astrologie est quand même révélatrice parfois de choses que je n'ai pas à savoir, en supposant que l'astrologie marche bien sûr..)) Je n'y vais que tout les deux ou trois mois, généralement quand je vais bien ou très très mal, sinon on se parle au téléphone et c'est elle généralement qui me raconte sa vie, sans exagérer là encore. Elle aime les livres vraiment beaucoup et me compare à Thomas Bernhardt, pas comme un équivalent bien sûr, mais pour le style reconnaissable entre tous... Je ne vais pas faire semblant de ne pas avoir de style pour jouer les modestes (et pompon!). Et là sérieusement, elle m'a demandé ce qui me faisait réellement aller mal à certains moments et je n'ai pas pu ne pas lui parler de vous, sans acrimonie. Mais bon, vous comptez c'est indéniable. Et elle m'a dit (ce que je crois avoir déjà évoqué) "Mais c'est votre muse!?"
On n'a jamais inventé de mot pour une telle situation, enfin je n'en connais pas. Bien sûr que tous les gens qui aiment me lire comptent. Mais votre place est tout à fait à part et cela depuis la première année de fac, car vous avez alors parlé d'écriture et pas d'un"simple" bon travail d'étudiante. J'ai toujours écrit, depuis l'enfance, mais c'était la première fois que j'entendais cela. N'allez pas le regretter à présent. C'est un destin, c'est tout. Je n'écrivais pas aussi bien dans tous les cours et je n'ai eu une vraie bonne note avec votre femme, que lorsque j'ai fait un dossier sur la prise du peyotl chez les Tarahumaras. Personne n'y est véritablement pour quelque chose, c'est une rencontre je crois, c'est tout. Et pas si malheureuse je crois aussi. Ratée ou non, elle porte des fruits qui sont ce qu'ils sont J'écris en moi, avant tout, par nécessité et bonheur, mais rien ne peut retirer le fait que vous êtes en moi et qu'en quelque sorte, cela dicte quelque chose, j'ignore réellement pourquoi. C'est ténu, en équilibre fragile et solide et sérieux comme le roc. Avec une sorte de certitude, je pense que mon écriture ne dépend pas exactement de vous, que j'écrirais contre vents et marées. Une fois lancée, je prends un rythme maniaque : levée entre quatre et six heures du matin, travail jusqu'à midi, une heure et horreur pure et simple de l'après midi. Les cours de psychanalyse de l'après midi comblent avec plaisir et intérêt ce moment de la journée que je déteste, sinon je regarde les téléfilms idiots de la 6, sans mentir. Ou alors voir des gens me plaît aussi. Sinon un genre de dépression et de doute me guettent au tournant.
Et travailler en dehors de Téo, m'est impossible à long terme, je finis par me suicider fatalement, même si j'aime ce que je fais. Et je me suis toujours débrouillée pour bosser à mi-temps et le matin. Yves Lecerf qui était professeur à Paris 8, aurait voulu que j'y fasse ma place et avait le pouvoir voulu. Mais comme vous le savez (ou l'avez oublié) je ne sais pas parler en public, et c'est depuis mon analyse avec Myriam que j'ai appris -notre amitié m'y a aidé aussi - à parler en privé. Quand je parle d'autisme, ce n'est pas pour faire joli. Dans le secondaire, j'étais capable de faire rire toute une classe, mais totalement incapable de faire un exposé. Ainsi ne ferai-je pas de thèse. Je n'en suis toujours pas capable et ne le serai jamais. Comme dit gentillement mon psychanalyste : "Vous êtes écrivain" point à la ligne.
Arriverez-vous à trouver alors un mot à la place de muse ? Est-ce que dans d'autre langues, il existe ce mot ?

Eh bien, vous n'avez jamais voulu être père et c'est plus fort que vous (vous êtes Cancer que diantre!). Il y a quelque chose d'une paternité là-dedans. Quoi qu'il en soit. Je vous remercie une fois de plus.

 

Tags associés : Ecrire

J'kaz !
0
Samedi 28 Juin 2008Poster un commentaire

Montmartre est si beau la nuit. Reste des esseulés allongés sur des bancs, des amoureux qui s'embrassent plus loin. Je n'ai jamais eu peur de rentrer tard dans cette ville. Que j'aime Par dessus tout. Je ne me lasse pas. Ma meilleure amie habite à deux pas, j'en viens.
J'espère que je ne vous lasse pas. Dites le moi s'il vous plaît...
Je pense que, comme dans votre arrondissement, la nuit et le matin appartiennent aux habitants.
Tous les gens de par chez moi - chez vous aussi? - se sentaient espagnols. On est latin ! Et ça scandait des "Viva España!" régulièrement (mon amie habite un rez-de-chaussée, fenêtres ouvertes et soir d'été).
J'ai beaucoup de chance. Mon frère le plus jeune ( de 1948) me disait qu'il n'avait pas réalisé 90% de ses rêves. Je lui répondais, sans forfanterie aucune, que j'en avais réalisé beaucoup. Je suis peut-être turbulare mais pas aigrie le moins du monde. Dès l'âge de neuf ans, j'ai ressentie de vraies angoisses à l'idée de mourir, moi. Je n'ai plus peur. Mais peut-être que le moment venu je retrouverai mes peurs comme la prieure du Dialogue des Carmélites, mais j'ai vécu beaucoup d'univers en moi et je ne sais pas me rendre la vie ennuyeuse longtemps. Depuis toujours.

J'ai devant moi un Bouddha mince et méditatif, les mains offertes, très joli, en bois. Sur un livre (la correspondance de Lou Andréas-Salomé avec Freud que je n'ai pas lue) j'ai posé un elfe qui lit, enfin plutôt qui gamberge un livre posé sur ses genoux. Et j'écoute de la musique comme d'habitude, puisque je ne sais m'en passer.
Je cherche un sujet de DEA concernant la psychose et j'en change tout le temps. Mais j'ai un recueil de nouvelles à réparer et ma psychiatre me suppliait de faire quelque chose pour Monsieur Mouche, dont je vous ai déjà brièvement parlé. C'est un espèce de roman bizarrement ficelé et M. Mouche est un sage qui ne s'attendait certainement pas à le devenir. Je tenais beaucoup à cela quand je l'ai écrit. Quelqu'un qui devient gourou sans le vouloir du tout. Qui parle en dessous d'un arbre à des gens qui le visitent, en dessous d'un arbre car il s'est arrêté à cet endroit là parce qu'il le trouvait beau. Il parle à Jean, à vous et votre femme, à d'autres gens plus ou moins de ma connaissance et songe aussi. Mais tel qu'il est, a été refait, n'est pas encore à mon goût. Je finirai peut-être par y arriver.
Mais j'irai quand même suivre des cours à Paris 8, je pense, parce qu'ils sont trop intéressants.

Ah oui, comment je peux me permettre ce dilettantisme ? C'est parce que je perçois une allocation d'handicapée... De zinzin! Eh oui! C'est ma psychiatre qui avait prévu cela, pour ménager mes arrières parce que je souffrais beaucoup (je ne plaisante pas) au travail, jusqu'à vouloir me tuer régulièrement. Je ne sais pas comment cela va se passer avec Sarkozy, mais pour le moment cela me suffit quasiment. Avec Téo c'est presque assez. Bien quoi.
Et puis dans ma famille, depuis le deuxième livre, tout le monde commence à me prendre au sérieux. C'est important, ils me prennent moins pour THE dingue, alors ça me fait moins souffrir.
Je ne suis pas fatiguée, mais je ne veux pas vous ennuyer plus. Vous comptez pour moi, comme vous le savez, ne me laissez pas tomber, enfin essayez. A bientôt. S.T.

Je suis triste, j'ai l'impression que je vous ennuie à présent. S.T.



Nullement, mais vous ne comprenez pas les épreuves auxquelles nous sommes soumis à l'université en fin d'année: pour vous c'est impensable, mais pour nous c'est bien réel. Je ne sais plus qui je suis, je me trouve dans l'état d'un ouvrier à la chaîne. Un cycle infernal et une destruction – que j'espère passagère – de l'être, de l'intellect. Et je n'exagère rien!
Depuis quelques jours, comme un personnage de Tchékhov, je "ne lis que jes journaux". Vous vous imaginez dans quel état je me trouve.
Pat contre je vous remercie pour vos messages qui m'ont aidé ces derniers temps...
Je vous souhaite à vous et au petit garçon dont vous vous occupez un été tel que je me souhaite à moi. Je ne peux faire meilleur voeu. Mais nous allons voir en septembre s'il sera exaucé! G.B.

Tags associés : Espagne, allemagne, reponse

J'kaz !
0
Mardi 01 Juillet 2008Poster un commentaire